Valse brune



Le bruit alentour avait disparu,

les terrasses, les gens, le monde,

il ne restait plus que ce geste.


Le menton légèrement relevé,

les mains glissant vers sa nuque,

elle amorçait sa drôle de danse.


Ses yeux, ses joues, sa bouche,

dévoilaient alors leurs secrets,

les mèches capturées par sa pince.


J’assistais ébahie au spectacle,

qu’existait-il de plus beau ?

Si ce n’est ce mouvement,

quand devant un verre de vin,

la femme que l’on aime,

soudain, s’attache les cheveux.


Noe Sovage