Instants ordinaires

Les gâteaux sont vivants.

 

À travers l’éclairage jaune de la vitre sale,
je le regardais doucement prendre vie.
Il remuait, grossissait, prenait des couleurs.
Parfois il faisait même de petites bulles,
comme le balbutiement des premiers mots.
C’était toujours un moment magique,
quand à genoux devant la porte du four,
je réalisais que les gâteaux aussi sont vivants.

Noe Sovage

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